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Communiqué de la rencontre du CADTM Moyen-Orient et Afrique du Nord

dimanche 23 novembre 2008, par Webmoudir

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Le Réseau international du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM),
Région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord

Communiqué de la rencontre de Rabat

A l’invitation d’Attac Maroc et du Réseau international du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM), s’est tenue à Rabat, au cours des 7, 8 et 9 novembre 2008, la première « rencontre régionale sur la dette de la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord », avec la participation de représentants d’associations membres du Réseau International du CADTM du Maroc, de la Mauritanie, du Liban, de la Tunisie et des représentants du Niger pour la région d’Afrique de l’Ouest, et de la Belgique.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’atelier régional sur la dette publique des pays de la région du « Moyen Orient et de l’Afrique du Nord », les politiques capitalistes néolibérales qui obligent les pays à payer le service de cette dette, au lieu de satisfaire les besoins fondamentaux de l’ensemble de leurs citoyennes et citoyens, de garantir leurs droits individuels et collectifs, de même que les intérêts vitaux des générations futures, et de sauvegarder l’environnement.

Le réseau vise à travers l’organisation de ces rencontres à renforcer l’action commune, au niveau régional, contre la cherté de la vie, la privatisation et le démantèlement des services publics (notamment l’éducation, la santé et l’eau). Il vise aussi à lui conférer plus d’efficacité et à élargir son envergure afin d’aider les peuples de la région du « Moyen Orient et de l’Afrique du Nord » à se débarrasser du fléau de la dette, des politiques d’ajustement structurel qu’elle nourrit, et de la poursuite de la spoliation de leurs ressources naturelles par le capitalisme mondial qui s’appuie en cela sur les gouvernements locaux. Cette rencontre vise aussi à aider à faire face à l’extension de l’impérialisme qui est la résultante logique de l’extension du capitalisme et de la course pour la domination de secteurs économiques vitaux tels que le secteur de l’énergie. La guerre contre l’Irak a été au cœur même de la lutte au niveau mondial pour la mainmise sur le secteur de l’énergie.

La rencontre de Rabat s’est tenue avec comme toile de fond, la crise financière mondiale la plus grave de l’histoire. Il s’agit d’une crise qui en nourrit à son tour d’autres, telles que la crise de l’énergie, la crise alimentaire et la crise climatique, tout en menaçant de s’étendre aux différents secteurs de l’économie.

A l’heure où nous entendons beaucoup parler de l’empressement des gouvernements à secourir les systèmes bancaires et à préserver les grands intérêts financiers, rien au contraire ne nous parvient sur une éventuelle initiative qu’un tel ou tel gouvernement aurait organisé dans le but de redistribuer les richesses pour secourir les dizaines de millions de victimes sociales du fait de l’augmentation du chômage et de la cherté de la vie. Tout ceci met en perspective la nécessité de l’annulation de la dette et reflète la gravité de la défaillance structurelle d’un régime qui aurait mieux fait d’allouer les ressources financières publiques aux secteurs économiques, sociaux, culturels et environnementaux les plus touchés par la crise de la globalisation. Le changement des systèmes économiques néolibéraux en faillite apparait dès lors comme une nécessité fondamentale, à l’heure où les leaders du monde se précipitent pour injecter des sommes considérables dans la sphère financière et multiplient leurs interventions au sein des différents marchés, tout en continuant à psalmodier les prétendues vertus de la liberté des marchés, tandis que, de leur côté, les classes politiques continuent de prétendre qu’il n’existe pas assez de fonds pour l’éducation et la santé publiques.

Les participants à la première rencontre régionale sur la dette de la région du « Moyen Orient et de l’Afrique du Nord » tiennent à exprimer de nouveau leur entière solidarité avec les luttes et les revendications de la classe ouvrière de la région, aussi bien les salariés, les petits producteurs que les couches populaires, au premier rang desquels les habitants de Ifni au Maroc et ceux du bassin minier en Tunisie, contre la cherté de la vie et le chômage. Tout en dénonçant les vagues de répressions, d’arrestations et de terreur qu’opposent les gouvernements locaux aux revendications légitimes de ces habitants, les participants réclament l’arrêt immédiat du cycle des procès iniques et la libération sans conditions de tous les prisonniers. Les participants tiennent aussi à adresser leurs salutations fraternelles et solidaires à toutes les masses populaires en lutte contre toutes les formes d’exploitation, d’oppression et de domination, au premier rang desquelles, le peuple palestinien qui résiste face à l’entité sioniste et qui lutte pour recouvrir ses droits nationaux légitimes.

Rabat, le 9 novembre 2008

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