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Pourquoi le Liban ne doit pas adhérer à l’OMC, son attitude dans les négociations

mercredi 19 avril 2006, par Webmoudir

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Dans le cadre de son accession à l’OMC, le Liban doit faire un certain nombre d’offres de secteurs de services à libéraliser. S’ils sont libéralisés dans ce cadre, ces secteurs seront alors sous la juridiction de l’AGCS (cf texte sur l’AGCS).

Ce texte se veut une première revue très rapide de l’offre libanaise. Des études plus approfondies sont en cours.

  • Les principales offres libanaises sont :
    • La totalité des services postaux et des services de télécommunication (à quelques exceptions près)
    • La quasi-totalité des services éducatifs, avec une exception importante : le sous-secteur public. Nous avons vu que cette clause d’exception tient difficilement la route dans le cadre d’un engagement AGCS, en particulier puisque le secteur public et le secteur privés se retrouvent souvent en concurrence...
    • La quasi totalité des services culturels. Sauf les services audiovisuels. Sur ce dernier secteur le Liban a fait l’objet de fortes pressions contradictoires de la part des Etats-Unis (pour l’ouverture) et de l’Union européenne (contre l’ouverture).

La portée des engagements libanais est très importante et presque effrayante.

La liste des offres n’est pas définitive, elle ne le sera qu’au moment où ces offres seront devenues des engagements concrets, donc au moment de l’adhésion puis de sa ratification par le parlement.

  • Les risques concrets
    • En matière d’éducation : la libéralisation au sens de l’AGCS laisse une marge de manoeuvre très importante à des investisseurs privés de porter plainte auprès de l’ORD s’ils se sentent lésés.
    • Pour les autres services : l’imposition d’un éventuel cahier des charges (du type offrir une prestation minimale à prix abordable, offrir le service identique sur tout le territoire) se heurte à l’évidence des “contraintes de rentabilité” et à l’opposition des libéraux. Concrètement des précédents montrent que la politique sociale et les considérations environnementales ne sont pas des critères pris en compte dans les jugements de l’OMC.
Le Liban prend donc le risque réel de voir des villages et des régions pauvres coupées de téléphone comme au temps de la guerre.
Il prend le risque de tuer une production culturelle naissante.
L’OMC fait partie d’une logique de marchandisation de toute activité humaine sans prise en compte des critères humains, sociaux, environnementaux. Les mouvements attac dans le monde militent contre l’action dévastatrice de l’OMC.
Attac Liban considère que l’adhésion du Liban à l’OMC serait destructrice pour le pays, et qu’elle empècherait toute possibilité de revenir sur les politiques néolibérales menées ces 15 dernières années au détriment de la majorité de la population.
Attac continuera de travailler sur ces questions et diffusera activtement de l’information pour proposer d’autres solutions, basées sur la solidarité.

OMC=Organisation mondiale du commerce=WTO (World Trade Organisation) AGCS=Accord général sur le commerce des services=GATS (General Agreement on Trade in Services)

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