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Quel bilan de la guerre de Juillet ?
Le Liban entre résistance et politiques néolibérales

mercredi 25 octobre 2006, par Webmoudir

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1-La situation du Liban avant la guerre, en quelques mots et sans faire d’histoire.

La scène politique libanaise est divisée depuis plusieurs années autour de la question de la présence de la Syrie à tous les niveaux des institutions politiques, de son contrôle de l’appareil sécuritaire, et de sa mainmise sur l’économie du pays. L’assassinat en février 2005 de l’ex-premier ministre (durant plus de 13 ans) M. Rafic Hariri, nationaliste et économiquement libéral, puis les évènements qui ont suivi cet assassinat (résolution franco-américaine pour le retrait de la Syrie et le désarmement du Hezbollah, série d’assassinats) ont exacerbé les divisions et les ont polarisées autour de la question syrienne. Deux grands courants se dégagent :

- Celui dit du 8 mars, incluant le Hezbollah, le mouvement Amal (historiquement le premier mouvement se revendiquant de défense des intérêt des populations chiites), les partis pro-syriens (Le Parti nationaliste social syrien, le courant Maradah de l’ancien ministre Sleimane Frangié –nationaliste chrétien). Le courant patriotique libre du général Aoun (nationaliste se voulant multiconfessionnel et à l’originie anti-syrien) est venu s’allier tardivement. Et enfin une parti de l’ex-gauche révolutionnaire. Ce courant refuse la rupture brutale de l’alliance avec la Syrie, et se prononce contre la politique des Etats-Unis dans la région et contre Israël.

- Celui dit du 14 mars, qui constitue aujourd’hui la majorité parlementaire, incluant la quasi-totalité des autres forces politiques, soit le Courant du Futur (ultralibéral) de Saad Hariri (fils de l’ancien premier ministre assassiné), le parti socialiste du dirigeant confessionnel Walid Jumblatt, les Forces libanaises (Extrême droite chrétienne), la gauche démocratique (nouveau parti de gauche issu en partie d’une scission du Parti communiste libanais, ce parti hésite entre une attitude antilibérale modérée et le social-libéralisme). Ce courant prône une rupture avec la Syrie (un « rééquilibrage des rapports ») et une alliance avec les Etats-Unis et la France.

La gauche contestataire ou mouvementiste est divisée entre ces deux courants, quelques groupes très minoritaires cherchant à ne pas prendre parti.

2-La guerre de juillet ou le terrorisme d’Etat.

Le 12 juillet 2006, suite à un enchaînement d’évènements qui prend ses racines dans l’occupation israélienne inhumaine de la Palestine, l’Etat israélien décide une série de « représailles » contre le Hezbollah qui vont très rapidement s’avérer être une entreprise de destruction systématique, et que l’on appelle maintenant au Liban la guerre de juillet.

Il n’est pas inutile de rappeler en quelques mots le contexte : Israël occupe depuis bientôt 40ans l’ensemble du territoire de la Palestine mandataire, en plus du Golan syrien et de portions du territoire libanais. En particulier dans les territoires dits « occupés » (Cisjordanie et Gaza), les palestiniens vivent aujourd’hui dans la plus grande prison du monde, avec un régime carcéral parmi les plus durs au monde, infligé à une population de près de 4 millions d’habitants, incluant donc des familles, des Universités, et toute la richesse et la complexité d’une société moderne. Tout acte de résistance des palestiniens (quel qu’il soit, pacifique ou violent) est puni avec une violence extrême. En juin 2006 un groupe armé palestinien enlève un soldat israélien en bordure de Gaza, et une fois de plus un déluge de feu se déchaîne. Quelques semaines plus tard un accrochage a lieu entre une patrouille israélienne et un groupe armé du Hezbollah à la frontière israélo-libanaise, le Hezbollah tue plusieurs soldats israéliens et en enlève deux, dans l’idée de les échanger contre la totalité des 17 prisonniers libanais en Israël. Ce genre d’échange s’est déjà fait par le passé à plusieurs reprises depuis la dernière grande offensive israélienne sur le Liban (avril 1996). Certains commentateurs considèrent cette action comme « le premier acte de solidarité militaire du monde arabe avec les Palestiniens » [Tanya Reinhart, Politis, 27 juillet].

Mais la réaction israélienne, est d’une violence inouïe. Pendant 34 jours de terreur, l’ensemble du territoire libanais est soumis à un bombardement continu, ne connaissant ni pause ni trêve humanitaire. Les zones où le Hezbollah (un parti de masse au Liban, en particulier dans les couches populaires chiites) est implanté sont victimes d’une politique de terre brûlée, qui dévaste des quartiers d’habitations entiers, dans des zones particulièrement denses (en particulier la banlieue sud de Beyrouth et le sud du Liban). A ces bombardements le Hezbollah réagit par un pilonnage du Nord d’Israël, jusqu’à Haïfa, ville abritant une forte minorité arabe. Les populations arabes étant les plus défavorisées en Israël, elles paieront paradoxalement un lourd tribut.

Le bilan humain est très dur : plus de 1200 morts et des milliers de blessés au Liban, dont la quasi-totalité sont des civils et le tiers sont des enfants de moins de 12 ans. A ces victimes viennent s’ajouter 1million de déplacés (le quart de la population) au plus fort de l’offensive.
Plus de 100 mors en Israël, dans leur écrasante majorité des militaires. Ce bilan à lui seul pourrait justifier la qualification de terrorisme d’Etat, à propos de l’agression israélienne.

Le bilan humain est dur et cruel, d’autant plus lorsqu’on voit la précision avec laquelle les israéliens touchent les infrastructures de leur choix, on réalise que chaque cible touchée l’a été volontairement, et que les civils n’ont volontairement pas été épargnés lorsqu’ils avaient la mauvaise idée d’être au mauvais endroit au mauvais moment, de même les infrastructures civiles.

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المواقع المقصوفة (خريطة :صامدون)ـ Lieux bombardés au 12 aout 2006 (source : samidoun.org)

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3-Un bilan économique surréaliste

Pour ce qui est des destructions et dégâts, citons les plus représentatifs :

- L’ensemble des ports et aéroports du pays a été touché ou détruit.

- On assiste à la plus grande marée noire de l’histoire de la Méditerranée, ceci ajouté aux nombreux bombardements d’usines va causer des troubles respiratoires aux populations.

- 30000 foyers (dont le quart dans la banlieue sud) détruit.

- 80 ponts détruits (pour un pays de 200km de long et 50 de large), et des 10aines de km de routes impraticables.

- Des milliers d’armes non-explosées et de restes de bombes à fragmentation et à sous-munitions (la plupart larguées dans les 2 derniers jours de guerre, lorsque le cessez-le-feu était acquis) traînent, empêchant l’accés à de nombreuses terres cultivables.

- Des usines très diverses, de lait, de mouchoirs, de plastic, ont été touchées.

- Des supermarchés ont été détruits par des bombes incendiaires (ne laissant donc aucun stock).

- L’infrastructure militaire et économique du Hezbollah a été touchée, mais il est difficile d’évaluer avec précision les pertes occasionnées. Dans tous les cas, la récupération de cette infrastructure est probablement déjà faite, ou en cours.

Le bilan économique laisse perplexe par son gigantisme (tous ces chiffres sont tirés d’études faites par le Conseil supérieur [libanais] pour la reconstruction et le développement et Amnesty international.)

- Les pertes globales pour l’économie du pays s’élèvent à 9,5milliards de dollars (la moitié du PIB), dont 2,5milliards de dollars de pertes matérielles (qui nécessiteront entre 6 mois et 2ans et demi de reconstruction), et 0,5 milliard de dollars pour l’agriculture.

- La croissance prévue pour 2006 qui était de 6% sera de 0%.

- Cela doit s’ajouter à des semaines ou des mois à venir de chômage technique pour des centaines de milliers de libanais, ingénieurs, fonctionnaires, ou agriculteurs, dus à la paralysie du pays pendant deux mois (un mois de guerre plus un mois de blocus).

De 1968 (date de la première offensive israélienne contre le Liban) à 2006, le bilan des « activités » israéliennes au Liban s’élève à 24000 morts, 49000 blessés, 4,5 milliards de dollars de dommages matériels et 25 milliards de dollars de pertes pour l’économie.

4-Un réveil douloureux
La seule chose qui unit une majorité écrasante de libanais est la condamnation du terrorisme d’Etat israélien. C’est pourquoi la durée de l’agression a été une période d’accalmie sur le front intérieur, et on a assisté à une Union et une solidarité exemplaires des libanais de toutes opinions devant l’agresseur. Maintenant qu’il faut faire le bilan pour le pays, les voix divergent, et les divisions antérieures à la guerre se creusent.

Le Hezbollah crie victoire, en effet ce mois de guerre a permis au monde d’assister à la résistance héroïque de quelques centaines (ou milliers) de combattants et militants du Hezbollah, armés essentiellement d’armes légères, face à une des plus puissantes armées au monde, forte de dizaines de milliers de soldats surarmés et de matériel de guerre lourd et ultra-moderne. L’offensive terrestre israélienne a été de ce point de vue un échec, et donc une victoire impressionnante du Hezbollah. La bravoure des combattants est unanimement saluée. Le parti se targue donc d’une victoire acquise de haute lutte, et qui lui assure une aura sans précédent dans le monde arabe, et au-delà dans les pays musulmans, -dans toute leur diversité-, de « double vainqueur d’Israël ». M.Nasrallah, le secrétaire général du parti, a fait un discours de victoire éloquent, sachant montrer la couardise des gouvernements arabes et de leurs dirigeants attachés uniquement à la survie de leur régime. Il a eu beau jeu de féliciter le seul pays au monde a avoir entrepris une action de rétorsion contre l’Etat israélien : le Venezuela de Chavez, qui a retiré son ambassadeur. On devine que le Hezbollah ne compte pas rendre les armes, n’y voyant aucun intérêt.

Sur les fronts aériens et maritimes (à part un coup d’éclat contre deux vedettes israéliennes) par contre, la supériorité militaire israélienne ne s’est heurtée à aucune résistance, et le ciel et les côtes libanais ont été sous le contrôle israélien tout le long du conflit. L’armée israélienne a agi absolument comme elle voulait, bombardant avec la précision qu’elle le voulait où et quand les stratèges l’avaient décidé… Cette supériorité a valu au Liban le bilan désastreux que nous venons de voir, et qui incite d’autres partis et parties à parler de défaite pour le pays.

Autour de ce désaccord se cristallise et s’approfondit la polarisation existante, non seulement autour de la Syrie mais aussi autour des armes du Hezbollah. Avec en toile de fond les relations avec le voisin syrien, l’Iran, mais aussi de l’autre côté la France et les Etats-Unis.

Des deux côtés on s’accuse de trahison et de travailler non pour le pays mais pour l’étranger, qu’il soit à l’est ou à l’ouest. Le ton des discours remonte et retombe périodiquement, (mal ?)habilement exacerbé par les puissances étrangères en question, promptes à se mêler des affaires d’un pays qui n’a jamais su se préserver des ingérences étrangères.

5-Une seule constante : les politiques libérales

Seules les politiques économiques de privatisation, de libéralisation, et d’affaiblissement du rôle de l’Etat sont sorties indemnes de cette guerre et des évènements difficiles qu’a traversés le Liban.

Le gouvernement actuel est une coalition entre la majorité parlementaire (le 14 mars), le Hezbollah et le mouvement Amal. Ce gouvernement a travaillé dans la continuité de la politique de l’ancien premier ministre Hariri : un politique de bradage du pays à des intérêts multinationaux divers.

Les processus de privatisations (ou délégation de service publics) sont engagés dans tous les secteurs, à des degrés divers : les télécoms sont privatisés, la Poste l’est partiellement, Electricité du Liban (EDL) est en cours de privatisation, l’aéroport de Beyrouth… Une des premières choses qu’a dites le ministre de l’énergie au Liban, Mohamed Fneich (par ailleurs membre du Hezbollah), après sa prise de fonction, est qu’il garantissait la bonne marche du processus de privatisation de EDL.

La période actuelle n’échappe pas au mouvement, déjà des accusations de privatisations du nettoyage du littoral se font. On a en effet vu des militants de Greenline, association écologiste libanaise, refoulés du littoral de Jbeil (50km au nord e Beyrouth) qu’ils avaient commencé à nettoyer. L’exclusivité du nettoyage avait déjà été vendue.

Une partie de la gauche s’est alliée, à travers le mouvement du 14 mars, à la majorité parlementaire qui soutient ces politiques (même si jusqu’à présent aucun vote n’a eu lieu au parlement depuis les dernières élections). Malheureusement cette alliance de circonstance se transforme parfois en autocensure lorsque, au nom de l’unité dans les situations d’urgence (nécessaire selon eux face à la Syrie), on évite de critiquer la majorité.

L’attitude du Hezbollah vis-à-vis de ce gouvernement est extrêmement ambiguë : membre de la coalition gouvernementale dont il cautionne les politiques économiques, il est dans l’opposition parlementaire, et critique violemment les choix du gouvernement en matière de politique internationale. Il s’est d’autre part substitué à l’Etat central dans de nombreuses zones historiquement délaissées du pays, majoritairement chiites. Les chiites sont en effet les grands perdants de la construction économique du Liban, constituant une population rurale dans un pays qui s’est construit autour des villes et des services. L’occupation israélienne du Sud (majoritairement chiite) n’a fait qu’aggraver cette situation. Le Hezbollah a progressivement construit un réseau d’écoles, de services sociaux et de santé, bienvenus puisque palliant à des manques réels. Mais il y une différence de taille avec les institutions publiques : les écoles sont religieuses et le parti lui-même ne représente ni la majorité des libanais ni la majorité des chiites. Il défend une vision conservatrice de la société et, même s’il est à des galaxies du mouvement terroriste dont parlent des commentateurs n’ayant jamais approché le Liban, il n’est certainement pas progressiste, encore moins anticapitaliste ou antilibéral.

Une frange de l’extrême gauche et des mouvements contestataires pratique de manière symétrique l’autocensure vis a vis de ce parti, perçu (à juste titre) comme populaire et résistant.

6-Une difficile position de critique constructive
Divers mouvements altermondialistes ou apparentés (parmi lesquels le groupe Attac naissant) essaient tant bien que mal de garder une capacité de dialogue critique avec ces différents acteurs. En effet la défense de l’indépendance nationale, que ce soit contre les conservateurs iraniens ou américains, ou le régime syrien, ne doit pas se faire aux dépens de la construction d’un état laïc de droit, avec des services et des infrastructures restant publics. Malgré leurs nombreux disfonctionnements, ce n’est que s’ils restent (ou deviennent) publics, que les services pourront s’améliorer, laissant ainsi une possibilité à la collectivité de dire son mot dans leur gestion.

Le mouvement Attac essaie malgré le contexte de travailler et d’informer sur les politiques néolibérales qui se mettent en place envers et contre tout : adhésion à l’organisation mondiale du commerce (à des conditions incroyablement défavorables), augmentation vertigineuse de la dette, privatisations sans débat ni propositions d’alternatives, démantèlement des fragiles protections sociales. La tâche est grande mais le mouvement, on l’espère, va grandir aussi. Et à côté de cela des coalitions se forment, on citera en particulier « Le Liban n’est pas à vendre », coalition travaillant sur l’OMC et les accords de libre-échange, et regroupant diverses ONGs libanaises (Attac, greenline, Arab NGO Network for Development, Humanitarian Group for Social Development, Le Mouvement social…).
A suivre…

7-Pour finir : les raisons de cette guerre
Comme le dit justement l’historien franco-libanais Gérard Khoury, les conflits au Liban ne peuvent se comprendre que par l’analyse de 3 niveaux complémentaires : local, régional et international. Nous nous sommes ici limités au niveau local (nous avons partiellement abordé le niveau régional), nécessité faisant loi, mais que cela ne mène pas la lectrice ou le lecteur à comprendre qu’il est indépendant des deux autres, il est en particulier nécessaire pour réfléchir aux conséquences de la résolution 1701 et du déploiement de la nouvelle FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban-Sud).

Avançons néanmoins quelques pistes plus globales.

Il est impossible de découpler cette offensive de la militarisation de la mondialisation, et de la volonté d’élites « occidentales » ou apparentées de s’en accaparer les fruits. Les gains générés par cette offensive sont en effet divers et parfois inattendus, citons-les ici pêle-mêle, comme des outils pour une analyse plus profonde ultérieure.

Du côté israélien
-Du point de vue intérieur, Amir Peretz a été élu sur un programme antilibéral, mais le gouvernement dont il est ministre de la défense a délaissé les velléités de réformes qu’il a eues (ou fait semblant d’avoir). Comme toujours, la situation d’urgence dans laquelle vit Israël depuis sa création interdit toute forme de contestation sociale.

- L’industrie d’armement est relancée, de même que le budget militaire de l’état.

- Plusieurs usines touchées au Liban appartenaient à des entreprises libanaises ou arabes en concurrence avec des entreprises israéliennes sur le marché irakien.

Du côté européen
La reconstruction du Liban échoit en grande partie aux multinationales à capitaux européens (on citera Bouygues, Holcim), et dans une moindre mesure arabes (ainsi que libanais, bien sûr).
La privatisation, corollaire indissociable des dettes à venir, profite elle aussi principalement à des entreprises européennes.
L’affaiblissement continu de l’état ouvre de nouveaux marchés. On citera un exemple inattendu mais bien réel : la qualité des infrastructures de l’eau ne s’est certainement pas améliorée ces derniers mois, et le numéro un mondial de l’eau en bouteille, Nestlé, a racheté il y a quelques années la première eau minérale libanaise, et a lancé son eau potable en bouteille Nestlé Pure Life, elle remplace déjà le robinet dans de nombreux foyers.

Du côté des Etats-Unis
George Bush a utilisé une formule incroyable mais révélatrice, en parlant du Liban : « troisième front contre le terrorisme ». Apparemment le régime Etatsunien a besoin de ce 3e front, pour un patriot act 2  ? Ou pour l’industrie américaine de l’armement ? C’est à voir.

Du côté des pays arabes et de l’Iran
Les « dons » (soumis à des conditions d’utilisation, de « transparence », d’orientations économiques) sont finalement de bonnes affaires. Et la reconstruction de villes entière offerte par différents états ne l’est bien sûr pas de manière désintéressée !

Et… Du côté libanais
La reconstruction profitera autant aux élites économiques libanaises qu’aux élites européennes auxquelles elles sont associées.
Qui a le cœur de contester les politiques économiques dans un tel contexte ?

Ce sont bien sûr des pistes !

O.D

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